Auteur Sujet: Lectures opaliennes  (Lu 48430 fois)

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Hors ligne Grom

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #555 le: décembre 11, 2015, 01:12:21 am »
Chez vance, je suis un inconditionnel de cugel :)
le comic sans MS vaincra!

Hors ligne Krosp

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #556 le: décembre 11, 2015, 23:28:22 pm »
De mon côté, la découverte la plus importante des dernières semaines a surement été celle de Thomas Ligotti (via le recueil Teatro Grottesco), dont j'entendais très régulièrement parler depuis pas mal d'années, mais pour lequel je n'avais jamais franchi le pas. Un auteur anhédonique, dépressif, nihiliste, tout ça: honnêtement, le portait du mec ne m'emballait pas. Eh bien, j'avais tort. J'ai découvert une voix absolument originale, immédiatement reconnaissable, souvent fascinante. Bien sûr, on peut toujours lui accoler des références (et si je devais décrire sa prose à quelqu'un, je dirais: imaginez un croisement entre Lovecraft et Kafka, ou Bruno Schulz, soutenu par une pensée à la Cioran, et baignant en permanence dans une atmosphère onirique.  Ajoutez des illustrations d'Odilon Redon - il n'y en a pas, mais je trouve qu'elle s'accorderaient magnifiquement aux nouvelles de Ligotti.)
Très très particulier, vraiment. C'est peut-être un auteur qui s'apprécie mieux pris à petites doses, tant ses récits ont une dimension obsessionnelle, mais ce que j'ai trouvé très surprenant, est que ce mec chez qui l'existence ne suscite qu'ennui et horreur (et qui le répète inlassablement dans ses nouvelles) est néanmoins l'auteur d'une oeuvre qui, elle, ne suscite absolument aucun ennui, bien au contraire.
Pour tout dire, j'ai dévoré le recueil. J'ai lu un jour (Angela Carter parlant de Moorcock? Joyce Carol Oates parlant de Lovecraft? Me souviens plus...) une phrase du genre "Sa fiction a ceci de particulier que lorsqu'on plonge dedans, pendant tout un moment, on ne veut absolument rien lire d'autre.". C'est exactement l'effet que m'a fait Ligotti.
Tu attise ma curiosité. Je me procure Grimscribe: his Lives and Times et Teatro Grottesco, et je posterais sans doute un avis après en avoir lu au moins une bonne partie.
Gott ist tot: aber so wie die Art der Menschen ist, wird es vielleicht noch Jahrtausende lang Höhlen geben, in denen man seinen Schatten zeigt.- Und wir - wir müssen auch noch seinen Schatten besiegen! —Friedrich Nietzsche

Love to eat them mousies, mousies what I love to eat
Bite off they little heads, nibble on they tiny feet

Hors ligne Merriman

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #557 le: décembre 12, 2015, 23:22:42 pm »
Ah, content de t'avoir intrigué.
Bon, honnêtement, je ne sais absolument pas ce que tu vas en penser, mais je suis curieux d'avoir ton avis.

J'ai aussi Grimscribe (en duo avec Songs of a Dead Dreamer, dans la récente réédition Penguin), mais je n'ai pas encore eu le temps de mettre mon nez dedans. En même temps, je me le réserve pour un moment adéquat (qui ne sera pas Noël, une époque de l'année que je n'associe pas trop à Ligotti, quand même...  ^^ )

Au chapitre des curiosités rôlistiques, on notera (je ne pense pas spoiler véritablement en l'indiquant) qu'un des scénars de la campagne Terreur sur l'Orient-Express est très directement inspiré d'une nouvelle de Ligotti. Ce qui en fait un scénar totalement atypique, bien sûr - et un petit bijou que j'espère fortement pouvoir mener un jour - mais dans le contexte de sa campagne, tout de même, je trouve qu'il perdrait de sa force autrement.

Chez vance, je suis un inconditionnel de cugel :)

Ah, moi aussi, le cycle de Dying Earth compte parmi mes préférés, mais j'ai déjà dû le dire maintes fois.
Cugel proprement dit: le premier est génial, mais le second tire un peu à la ligne, je trouve. Bon, ce n'est que mon avis...
« Modifié: décembre 12, 2015, 23:38:38 pm par Merriman »
I was walking about in Cambridge and passed a bookshop, and in the window were portraits of Russell, Freud and Einstein. A little further on, in a music shop, I saw portraits of Beethoven, Schubert and Chopin. Comparing these portraits, I felt intensely the terrible degeneration that had come over the human spirit in the course of only a hundred years.

Wittgenstein

Hors ligne Krosp

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #558 le: décembre 14, 2015, 22:14:47 pm »
Ah, content de t'avoir intrigué.
Bon, honnêtement, je ne sais absolument pas ce que tu vas en penser, mais je suis curieux d'avoir ton avis.

J'ai aussi Grimscribe (en duo avec Songs of a Dead Dreamer, dans la récente réédition Penguin), mais je n'ai pas encore eu le temps de mettre mon nez dedans. En même temps, je me le réserve pour un moment adéquat (qui ne sera pas Noël, une époque de l'année que je n'associe pas trop à Ligotti, quand même...  ^^ )
J'ai à peine commencé Grimscribe, pour le moment tout ce que je peux en dire c'est que la première impression est plutot Lovecraftienne (d'ailleurs la première nouvelle lui est dédicacée).

Hors ligne Dragomir

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #559 le: janvier 18, 2016, 18:47:57 pm »
Vampire - L'Âge des Ténèbres - Le cycle des Clans Tome 4 : Séthite.
Auteur Kaythleen Ryan.

Passez votre chemin : C'est mal écrit et mal traduit, on comprend rien, les situations n'ont ni queue ni tête, c'est plein de fautes. Une sombre merde.
Si tu n'as pas assez de photos de Dutrou alors je t'en Fourniret.
LC.

Hors ligne Merriman

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #560 le: janvier 18, 2016, 21:20:53 pm »
Vampire - L'Âge des Ténèbres - Le cycle des Clans Tome 4 : Séthite.
Auteur Kaythleen Ryan.

Passez votre chemin : C'est mal écrit et mal traduit, on comprend rien, les situations n'ont ni queue ni tête, c'est plein de fautes. Une sombre merde.

Tu vas vraiment tous les faire?!?  ^^

Hors ligne Grom

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #561 le: janvier 18, 2016, 23:28:25 pm »
Citer
Chez vance, je suis un inconditionnel de cugel :)

Ah, moi aussi, le cycle de Dying Earth compte parmi mes préférés, mais j'ai déjà dû le dire maintes fois.
Cugel proprement dit: le premier est génial, mais le second tire un peu à la ligne, je trouve. Bon, ce n'est que mon avis...
Oui, le deuxième est moins bon. Mais dans mon souvenir toujours mieux que rhialto le merveilleux, qui m'avait pas specialement plu

Hors ligne Dragomir

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #562 le: janvier 19, 2016, 08:27:08 am »
Vampire - L'Âge des Ténèbres - Le cycle des Clans Tome 4 : Séthite.
Auteur Kaythleen Ryan.

Passez votre chemin : C'est mal écrit et mal traduit, on comprend rien, les situations n'ont ni queue ni tête, c'est plein de fautes. Une sombre merde.

Tu vas vraiment tous les faire?!?  ^^
C'était ma bonne résolution 2016 mais là je dois dire qu'elle en a pris un sacré coup dans l'aile.
Le 5 sur les Lasombras est mieux écrit. Les 2 et 3 sur les Assauts et les Cappadociens n'était pas si mal.

Hors ligne manquedebol

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #563 le: août 03, 2016, 15:13:25 pm »
Roh, encore un déterrage sauvage pour de la merde.


Et ben toute la série des Beautiful Bastard et suite (Beautiful gamer, player, lover, aquabikeur, ascenceur, ...) est NAZE. Naze naze naze. Naze. Voilà ! (histoires de cul et d'amour, personnages beaux, blancs et riches - et obviously intelligents - obsédés par le cul et aux caractères bien trempés ; ça pourrait être bien hein, mais non).

Et sinon toute la série des Queen Betsy, c'est très bof aussi (bon, ok, je suis qu'au dixième sur quatorze et ça a vaguement commencé à s'améliorer un peu peut-être sur les bords au 6-7°). Vaguement marrant parfois et y'a du potentiel avec certains plots mais c'est jeté aux orties. Et l'histoire d'amour c'est du "je t'aime moi non plus" + quiproquos et mécompréhensions qui se résolvent par des dialogues nazes puis une baise sauvage (sans préliminaires parce qu'apparemment les vampires en ont pas besoin et même une fois de temps en temps ça sert à rien). Elle sait pas gérer le drama quoi ; ni les scènes de cul.

Sinon j'ai fini mon premier Pratchett, Strate-à-Gèmes, qui est très chouette. Je vais pas épiloguer, je sais que je devrais déjà avoir lu tout Pratchett et que mes bouquins nazes devraient attendre (mais vous savez c'est comme les m&m's tu sais que c'est pas bien mais tu te les enfiles quand même sans réfléchir).

J'ai aussi lu Hestia de Carolyn J. Cherryh, l'histoire est sans prétention mais le style de l'auteur est plaisant (et les non-dits pour tout ce qui est affaire de sexe sont relativement bien faits et très reposants après toute la merde que j'ai lu ces derniers temps).

Quant à Vous n'aurez pas ma haine d'Antoine Leiris, quitte à paraître sans cœur je dois dire que c'est juste une histoire de deuil, sans plus d'intérêt que ça. Ça satisfait pas le voyeurisme morbide. C'est bien écrit.

OH ! J'ai lu Chien du Heaume de Justine Niogret, et c'est grave bon. Ça parle d'une mercenaire au Moyen-Âge, qui cherche son nom. C'est dur, c'est bien écrit, c'est vraiment chouette. J'ai commencé la suite, Mordre le bouclier, ça s'annonce bien.

Ah puis y'a eu aussi les Onze mille verges et Les exploits d'un jeune Don Juan d'Apollinaire. C'était dégueu, mais assez drôle (le vocabulaire me fait rire, Cédric trouve ça horrible). Intéressant mais pas indispensable, c'est du lâchage en bonne et due forme.

Tout comme Histoire de l’œil, de George Bataille. Même genre, en plus soft (j'ai trouvé). En même temps c'est beaucoup plus court.

Voilà voilà voilà, j'ai fait le tour de mon été pour le moment je crois, j'ai dû en oublier.


edit : j'ai aussi lu Alors voilà de Baptiste Beaulieu (médecin généraliste), qui raconte les 1001 vies des urgences (anecdotes qui lui sont arrivées, ainsi qu'à d'autres, tournées autour de l'histoire de la prise en charge d'une patiente). Je pleurais puis riais toutes les deux pages. Un très beau livre ! Plein d'amour et de bienveillance (comme son auteur).
« Modifié: août 04, 2016, 11:30:09 am par manquedebol »
"Mauvais meujeu, mauvais au pieu !" Annabelle Mathon © 2013

Qu'est-ce qu'ils sont cons ces pauvres !

Je suis fertile entre mes 15 et 50 ans, j'ai bien le droit d'avorter autant que je veux vu tout ce que je baise !

Comme s'il était plus simple de ne pas tomber enceinte que de tomber enceinte ^^

Hors ligne Merriman

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #564 le: août 11, 2016, 22:40:05 pm »
Voyons, j'ai lu quoi, ces derniers temps? Hmmm...


- Still She Wished For Company, de Margaret Irwin. Un roman des années 20, d'une autrice à l'époque très connue pour ses romans historiques, et aujourd'hui largement oubliée, que j'ai commandé suite à la lecture de l'excellente nouvelle fantastique The Book, dont l'ambiance m'avait impressionné. Fin XVIIIème, un aristocrate anglais apparemment piqué d'occultisme manipule sa jeune soeur naturellement douée pour... contacter, invoquer, on ne sait pas trop, une jeune femme qu'il a entrevue on ne sait où et dont il ne connaît pas l'identité... Mais le lecteur, lui, sait que cette jeune femme, qu'il suivra dans le prologue et l'épilogue, vit à Londres en 1920.
Bref, c'est une histoire d'époques qui se croisent - à peine - avec quelques éléments, plutôt ténus, de romance. Ce n'est pas aussi fort que The Book, c'est sûr, c'est parfois un peu girly pour moi, mais ça reste une lecture agréable, un roman non dénué de subtilité, et qui convenait très bien à la saison.

- La Fille de Baal, un polar de Jean-François Coatmeur, auteur de suspense réputé. J'ai trouvé ça fort médiocre: intrigue évidente, écriture pas géniale (les dialogues, entre autres, témoignent d'un cruel manque d'oreille - en tout cas, tous les personnages pensent et s'expriment... comme l'homme âgé qu'est Coatmeur, et certainement pas comme des gens de leur génération), incohérences... Je suis si bon client pour les polars que je ne peux pourtant pas prétendre avoir littéralement passé un mauvais moment (mais honnêtement, je ne sais même pas s'il m'est déjà arrivé de m'ennuyer à la lecture d'un polar) : pour autant, je ne le recommanderais à personne. Bien difficile, sur la base de celui-là, de comprendre d'où vient la bonne réputation du bonhomme...

- In A Glass Darkly, de Sheridan Le Fanu. 5 nouvelles fantastiques seulement - dont la légendaire Carmilla - mais toutes sont des joyaux du genre. Là, je recommande sans hésiter - sauf si vous vous appelez S.T. Joshi, mais dans ce cas, vous empochez le billet de 1.329.06$, et puis au revoir.

- Dark Awakenings, de Matt Cardin. Un recueil encore. Malgré une critique positive de l'excellent Adam Nevill, j'ai trouvé ça pas terrible - plutôt du sous-Ligotti, sans l'imagination ni l'originalité. Quelques nouvelles (Blackbrain Dwarf, The God of Foulness...) sont au-dessus des autres. Elles sont malheureusement accompagnées d'essais sur l'horreur parfaitement creux et prétentieux.

- Plusieurs recueils de poèmes de Jean Grosjean. Une poésie âpre, pleine d'humus et de rouille, de ciel et du fracas des chariots, hantée par des mots rares ("hiémal", "vehme", "molène"... si ça vous parle immédiatement, chapeau), saturée d'un christianisme que j'ai trouvé largement aussi désespéré que celui de R.S.Thomas, dans un autre genre. C'est beau, parfois un peu abscons, et peut-être un peu trop dépressif pour moi. Au chapitre auteurs chrétiens, j'aurai toujours plus d'enthousiasme pour un Chesterton, ou même un Auden. Mais ça vaut quand même vraiment le déplacement...

Et là, je suis à la fois dans un nouveau recueil de Laird Barron (Occultation, globalement très bon), un vieux Stephen King (Gerald's Game, sur une nana qui reste bêtement menottée à un lit après avoir involontairement tué son mari - pas mal, mais un peu longuet), un bouquin de contes ukrainiens (plaisant) et Our Mathematical Universe, du cosmologiste Max Tegmark, où celui-ci défend la thèse radicale selon laquelle l'existence physique n'est rien d'autre que l'existence mathématique (ce qui a pour corollaire immédiat l'existence de tout un tas d'univers parallèles pour la seule raison qu'ils sont mathématiquement cohérents). Thèse que je trouve fascinante, et à laquelle j'avais songé pas mal de fois. Le bouquin, intéressant, n'est malheureusement pas tout à fait à la hauteur, essentiellement parce que Tegmark passe beaucoup de temps sur des points qui ne sont finalement reliés que de très loin à la thèse centrale du livre. A lire, néanmoins.

Hors ligne Le Yaourt qui parle

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #565 le: août 17, 2016, 14:07:03 pm »
+1 pour Irwin. Je l'ai découverte il y a quelques années en cherchant de la bonne romance, et je suis tombé sur ses quelques nouvelles fantastiques. Son bouquin sur Sir Walter Ralegh est, parait-il, assez chouette aussi.

Le Fanu peut être très bon, je crois qu'on en avait déjà causé.

Je ne connais pas les autres, il faudra que je jette un coup d'œil.

Et je ne sais pas ce que tu as contre Joshi... moi, j'aime bien ^_^  mais bon je n'ai lu qu'une biographie et des analyses de lui.



Je suis en pleine relecture de bouquins qui m'ont plu :

- American Gods de Neil Gaiman, en attente de la série ;

- Le monde selon Garp de John Irving, parce que le film puis le bouquin m'avaient fortement marqué au collège ;

- Thomas Jefferson: Author of America de Christopher Hitchens, parce que le Hitch est grandiose et que son point de vue y est un peu plus mesuré que dans ses (excellentes) déferlantes de rancœur habituelles ;

- Soldat des brumes de Gene Wolfe, une chouette réflexion sur la mémoire et sur la construction personnelle... ça commence comme Memento sauf que c'est un Spartiate et ça continue en épopée ;

- de la poésie de Victor Hugo (que je préfère globalement à ses romans) ;

- du China Mieville, parce que ça se lit vite, et comme inspi bizarre c'est super efficace ;

- Dürrenmatt, Böll, Schnitzler et Zweig, parce que c'est complètement jouissif et pour dérouiller un peu mon allemand.


Pas grand'chose de nouveau donc... ah si : Jean-François Parot, qu'on m'a recommandé pour ses polars historiques, ma foi fort divertissants.
C'est en blanc que je m'étends
et en vers que je modère.


Un souci ? ➤ Vie du Forum
          En ce moment, je
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Hors ligne Merriman

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #566 le: août 17, 2016, 23:20:26 pm »
Ah, je suis content de trouver en toi un autre amateur d'Irwin, mon cher Yaourt! Tu as lu lesquels de ses bouquins, du coup?

Bah, Joshi, moi aussi, j'ai certains de ses ouvrages, qui peuvent être utiles, mais en gros, je trouve qu'il prend pas mal d'auteurs de haut (la caricature du critique, quoi), n'argumente pas beaucoup, et fait souvent preuve d'un goût exécrable (il déteste Stevenson, bon sang.... Stevenson, quoi... un des plus grands écrivains de langue anglaise...).

Au nombre de ses bêtes noires, on compte aussi King (ce que je trouve franchement injustifié) et... Le Fanu, d'où ma remarque.

Moi, j'essaie de progresser en allemand en lisant les poèmes de Georg Heym, que j'ai récupérés chez Boulinier, mais c'est pas évident, quand même...

Tu relis quoi, de Miéville? T'as lu Embassytown?

Hors ligne Le Yaourt qui parle

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #567 le: août 18, 2016, 15:43:07 pm »
J'ai lu The Proud Servant, That great Lucifer (le bouquin sur Raleigh), Bloodstock et Madame fears the dark, Still she wished for company et Knock four times. J'essaierai de trouver These mortals à l'occasion.

Pour moi, lire Joshi c'est un peu le même plaisir crasseux que de lire l'Odieux Connard, un genre de complicité arrogante dans la médisance. Complètement d'accord avec toi sur ses goûts, qui sont parfois incompréhensibles. Je l'ai découvert dans ses trucs avec Ambrose Bierce ; c'est seulement après que j'ai su qu'il avait fait des biographies et des critiques.

Je n'ai rien lu de Heym, dont j'avais juste entendu parler. Avec les textes sous les yeux (là j'ai "Der Hunger", dans Dichtungen), je ne suis pas sûr que ce soit idéal pour progresser en allemand -- d'ailleurs je pense que la poésie en général n'est pas le meilleur plan... cela dit, was auch immer funktioniert. Si tu veux faire du vocabulaire rapidement, lis du Süskind. :D

De Miéville, j'ai lu Bas-Lag, The city & the city, Un Lun Dun, le recueil Looking for Jake et Embassytown. Je l'avais découvert avec la nouvelle "Reports of certain events in London", qu'on m'avait conseillée lors d'une discussion sur la rue Broca... de Gripari à Miéville, y a qu'un pas.


Tout à l'heure je vais aller voir The Wave au ciné. Description d'UGC : "Un film catastrophe pour découvrir le savoir-faire norvégien"...

Hors ligne Merriman

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #568 le: août 19, 2016, 22:51:26 pm »
Merdum, tu as lu le bouquin sur Raleigh entre tes deux posts, du coup? Bon sang, je me ferai jamais à ta vitesse de lecture...
Madame Fears the Dark et Bloodstock me font de l'oeil, mais je tiens à les trouver en papier.
These Mortals n'a pas l'air mal: c'est censé être de la fantasy qui lorgne plutôt du côté des contes de fées, je crois...

Ah oui, pas mal vu, pour Joshi, la comparaison avec l'Odieux Connard, il y a de ça. Et vu que je ne supporte pas trop l'OC...

Heym n'est peut-être pas le plus évident - concrètement, je l'ai pris un peu au pif, parce que je suis tombé dessus, et que j'avais aimé sa très courte nouvelle (plutôt un genre de poème en prose) The dissection (Die Sektion en VO, je crois) reprise dans la grosse antho des VanderMeer, The Weird. En revanche - et il me semble qu'on en avait déjà parlé  - pour moi, la poésie présente plein d'avantages dans l'apprentissage d'une langue. En premier lieu celui d'offrir des textes souvent très courts, qui te permettent de retirer un plaisir esthétique des quatorze lignes que tu as déchiffrées avec peine. Alors que quand tu souffres sur quinze lignes d'un roman, bon, à mon sens, tu n'en as pas nécessairement retiré grand-chose.
Et puis de toute manière, j'adore la poésie...

Un Lun Dun ne m'avait que moyennement convaincu (j'en avais un peu parlé ici, il y a longtemps), mais Embassytown, en revanche, j'ai trouvé ça très bien. Un vrai bon bouquin de SF comme je n'avais pas eu l'occasion d'en lire depuis un moment. Le dernier tiers est peut-être plus faible, et tourne un peu au truc de zombies (on va dire que ça ne spoile pas), mais avant, c'est aussi original que foisonnant.

Hors ligne Le Yaourt qui parle

Re : Lectures opaliennes
« Réponse #569 le: août 21, 2016, 01:30:36 am »
Bah c'est le mois d'août, niveau taf c'est plutôt calme ! Si tu veux on causera d'Irwin en général autour d'un café (et incidemment je confirme avoir lu le Raleigh sur liseuse).

Maintenant que tu me le rappelles, il me semble en effet qu'on avait discuté des diverses façons de progresser dans des langues étrangères (c'était pas lors de la conf de Hofstadter, d'ailleurs ?). En général, je commence avec des livres pour enfants et des chansons, qui ne sont pas bien loin des poèmes sur le principe ; les poèmes étant en général moins accessibles. Pour vraiment progresser et augmenter son vocabulaire "passif mais vraiment acquis", tu dois avoir raison et je vais essayer.

D'accord avec toi pour Un Lun Dun (sympa mais sans plus) -- et pour Embassytown, qui m'avait un peu laissé le même genre d'arrière-goût qu'Effinger, et dans une moindre mesure Stephenson : une SF franchement originale et inhabituelle... mais peut-être un peu trop, avec des touches d'exotisme qui veulent "faire authentique" mais paraissent en fin de compte un peu artificielles. J'ai préféré Bas-Lag (un peu moins bizarre mais mieux construit, je trouve) et je recommande à ceux qui ne connaissent pas Miéville de commencer par The city & the city, que je trouve excellent mais justement moins... euh... synthétiquement étrange.

Et ce matin j'ai fini le premier bouquin de Malazan, de Steven Erikson, qu'on m'a conseillé il y a un bail... vraiment pas mal mais je ne sais pas comment il arrive à faire durer ça sur autant de volumes. Quelqu'un a tout lu ?